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Le plan vélo métropolitain

Mis à jour le 27 décembre 2016

Le nouveau plan vélo métropolitain voté par les élus en décembre 2016 représente 70 millions d'euros sur la période 2017 - 2020. Il place l’agglomération bordelaise en haut du podium hexagonal pour l’effort d’investissement, par habitant, en faveur du vélo.

Alors que Bordeaux fait partie du peloton de tête des agglomérations affichant une politique cyclable dynamique, il propose de porter à 15 % la « part de marché » des déplacements à vélo, si possible d’ici 2020.

Les conséquences positives pour les habitants seront multiples :

  • fiabilisation et baisse des temps de déplacements,
  • diminution de la congestion automobile,
  • baisse des dépenses de santé,
  • impact positif sur le pouvoir d’achat…

Ce deuxième plan vélo métropolitain - un premier avait été voté en 2012 - a été élaboré en partenariat avec les 28 communes de la Métropole et différents acteurs associatifs - dont Velocité - ou professionnels, sous la houlette de Brigitte Terraza, maire de Bruges, vice-présidente de Bordeaux Métropole chargée des mobilités alternatives.

Le plan vélo métropolitain se décline en quatre axes :

  • donner envie de faire du vélo,
  • initier à la pratique du vélo,
  • donner à tous l’accès à un vélo,
  • permettre de circuler à vélo en toute sécurité.

Parmi les actions phares on retrouve la création d’une Maison métropolitaine des mobilités alternatives, le développement du réseau V3, un plan de développement des infrastructures deux roues doté de 30 millions d'euros et le renforcement des actions de communication et d’initiation à la pratique du vélo.

L’essentiel du plan vélo 2016

La Maison du vélo de Bordeaux est transformée en Maison métropolitaine des mobilités alternatives, pour constituer la tête de réseau des différents acteurs du territoire (centre de coordination et de ressources, prêt de vélos y compris vélos électriques et vélos cargos, développement de la flotte des « Pibals », animations diverses…). Il est également prévu de lancer un appel à candidatures pour créer ou soutenir la mise en place de deux nouvelles maisons des mobilités, qui s’ajouteraient aux structures existantes de Bègles et Blanquefort.

Bordeaux Métropole se propose de développer un grand événement annuel, d’envergure métropolitaine, sur le thème du vélo et de promouvoir son usage, en affectant 50 000 € / an à une campagne de communication dédiée. Les associations locales seront également soutenues, avec un effort annoncé à hauteur de 100 000 € / an.

Le réseau V3 sera étendu au rythme de 10 nouvelles stations par an, en privilégiant les lieux à fort potentiel ou la complémentarité avec des stations déjà saturées (18,5 milllions d'euros sur la période 2016 - 2020).

Comme le démontre l’exemple de Copenhague, la qualité du réseau constitue le pilier du développement de toute politique cyclable. Ainsi, l’accent va-t-il être mis sur le développement du réseau express « REVE » et du réseau structurant, pour constituer de véritables autoroutes vélos et améliorer la qualité des aménagements : 2,5 millions d'euros de travaux prévus en 2017 et 9 millions d'euros sur les années suivantes. Objectif : favoriser les trajets atteignant la dizaine de kilomètres, de la périphérie vers Bordeaux et de périphérie à périphérie. Une enveloppe de 3 millions d'euros est par ailleurs réservée au traitement du secteur des boulevards et la création de deux territoires « vitrines » en matière de pratique du vélo également actée (secteur plaine rive droite et campus). Dans ce même registre, la généralisation des zones 30 est également actée.

Le stationnement vélo sera également favorisé : 100 000 € / an pour l’installation d’arceaux classiques, 100 000 € en 2017 puis 200 000 € à partir de 2018 dédiés au déploiement de dispositifs innovants de stationnement dans les quartiers.

Repères

  • Bordeaux et Bordeaux Métropole se classent au 8ème rang des villes cyclables au monde : classement Copenhagenize 2015. C’est le fruit d’un important travail de fond mené depuis une bonne vingtaine d’années, qui a permis la création de trois Maisons du Vélo (Bègles, Blanquefort, Bordeaux), un important maillage du territoire via un réseau de 172 stations V3 et, surtout, le développement de 1 160 km de voies aménagées (650 en 2012)…
  • Toutes ces actions concourent à une croissance exponentielle du vélo : + 18 % entre 2012 et 2015, +7% en 2015, +12% sur les 10 premiers mois de l’année 2016… Le vélo constitue le mode de déplacement qui progresse le plus vite sur la métropole : le réseau TBM a par exemple vu sa fréquentation augmenter de 3,9% en 2015, alors que la circulation automobile a baissé d’environ 0,5%.
  • En 2009 sur la métropole bordelaise (source Enquête Ménages), la part modale du vélo représentait 4 % des déplacements (8 % à l’intérieur des cours) et 25 % des déplacements de moins d’un kilomètre étaient réalisés en voiture, pour 4 % seulement en vélo.
  • Le vélo est plus rapide que la voiture en milieu urbain ; une piste cyclable standard apar exemple une capacité d’écoulement trois fois supérieure à celle d’une voie urbaine : 5 900 personnes / heure contre 1 300 voitures / heure.
  • A Copenhague, tout kilomètre parcouru en vélo rapporte 0,21 €, alors que tout kilomètre réalisé en voiture coûte 0,75 €. En termes d’efficacité de la dépense publique, les aménagements vélos affichent un taux de retour sur investissement de l’ordre de 20 %.

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